Samedi 23 janvier 2010
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La souffrance des poissons est un
sujet rarement abordé.
Comme toujours, c’est la différence
qui est à l’origine de cette méconnaissance et de cette volonté de ne pas reconnaître à celui qui n’est pas comme nous le droit de ressentir ce que nous ressentons.
Oui, les poissons ressentent le stress
et la souffrance physique. Comme nous.
Comme pour nous, la peur augmente leur
fréquence cardiaque et leur rythme respiratoire. Comme pour nous, la peur engendre une décharge hormonale d’adrénaline.
En haletant et en se tordant
lorsqu’ils sont blessés, les poissons expriment bien la souffrance qu’ils ressentent.
Oui, comme tous les autres êtres vivants, les
poissons souffrent. Les scientifiques ont d’ailleurs pu facilement le prouver.
La pêche est une pratique horrible. « Dans la pêche à la seine tournante et enveloppante, le bateau encercle un banc de poissons avec un filet (seine), qui est ensuite
resserré, puis hissé et généralement vidé dans de la saumure liquide maintenue sous 0°C. Ceux qui ne meurent pas écrasés ou étouffés sont victimes de choc thermique. Cette méthode, employée pour
pêcher les thons à nageoires jaunes, a provoqué une tempête de protestations en faveur des dauphins qui nagent au-dessus des thons et se prennent dans le filet avec eux. Mais peu de voix se sont
élevées contre la mort qui est administrée aux thons eux-mêmes. » (cahiers antispécistes)
Les poissons sont aussi blessés par les canots à
moteur dont les explosions les terrorisent et peuvent même rompre leur vessie natatoire.
Une fois attrapé, la barbarie continue : « des milliers de milliards de poissons meurent aussi pour le commerce agroalimentaire, leur mort n’est alors ni rapide ni indolore
(l’agonie pouvant durer plusieurs jours). Dans les filets, les poissons meurent étouffés, écrasés. Lorsqu’on les remonte, les frottements leur mettent les flancs à vif, la décompression fait
exploser leur vessie natatoire, sortir les yeux de leurs orbites ou l’œsophage et l’estomac par la bouche. Beaucoup sont congelés ou vidés vivants, on les extrait souvent du filet au moyen d’un
crochet. » (AVF)
Quant à la pêche de loisir, si souvent
décrite comme une détente calme et pacifique, elle est, elle aussi, épouvantable : « la douleur infligée par l’hameçon perforant les chairs provoque de vives manifestations de panique : le poisson se débat, crache, coule.
Ensuite, il est jeté a terre. Relâcher les poissons parfois avec l’hameçon encore accroché aux branchies ou aux organes intérieurs s’ils l’ont avalé, revient à leur infliger une incapacité
temporaire ou permanente à s’alimenter, à se déplacer… voire une agonie interminable. Certains poissons sont mutilés pour servir d’appât afin d’en pêcher d’autres. »
(AVF)
Pour ce qui est de l’élevage intensif
(notamment des saumons), il ressemble à celui des mammifères. Enfermés dans des cages qui peuvent contenir jusqu’à 50 000 poissons ne disposant
chacun que de 75 cm2, ils se blessent en se cognant les uns aux autres, connaissent un stress qui les fragilise et souffrent de maladies dues à leur condition de
vie.
Source : Association Végétarienne de
France
Pour en savoir plus :
http://www.vegetarisme.fr/wordpress/?p=109
: l’article d’AVF
http://www.cahiers-antispecistes.org/spip.php?article7 : sur la souffrance des poissons
http://elevage-carnage.over-blog.com/article-28507836.html : sur les élevages intensifs
http://membres.multimania.fr/crisyaves/z/les_secrets_de_la_peche_de_loisir_2010_01_21.pdf
: sur la pêche de loisir