Comme on le sait déjà, les énergies qui ont été utilisées massivement au cours des dernières décennies sont
pour 80% d’origine fossile, c’est-à-dire qu’il s’agit de la fermentation naturelle, au cours de plusieurs centaines de millions d’années, de végétations enfouies dans les profondeurs à la suite
de mouvements sismiques et ayant donné naissance à la tourbe, au gaz, au charbon et au pétrole. Ces ressources surexploitées seront complètement épuisées d’ici deux siècles.
Quant au nucléaire, il pose un triple problème : d’une part, les centrales sont un grand danger car les
pannes et fuites sont toujours possibles, d’autre part l’objectif civil de ces centrales nucléaires peut facilement devenir militaire et enfin le problème du traitement des déchets est loin
d'être résolu.
La meilleure solution serait évidemment de diminuer considérablement nos besoins énergétiques mais est-ce
possible ? En occident, nous pouvons éventuellement ne pas les augmenter mais dans les pays émergeants, les besoins ne peuvent que s’accroître (traitement de l’eau, transports, activités
industrielles...). D’ici 2050, on estime que, dans le monde, les besoins d’énergie vont doubler.
Il est donc indispensable de trouver des énergies dites renouvelables c’est-à-dire des énergies ayant pour
origine des matières premières qui se renouvellent naturellement.
Il existe cinq types d’énergie renouvelables.
LA BIOMASSE : il s’agit
de brûler des ressources végétales boisées ou non, des déchets traités, de l’engrais animal afin de produire de l’énergie et cela sans danger pour l’effet de serre.
La biomasse a plusieurs inconvénients : elle est volumineuse et risque de réduire la part de cultures
dédiées à l’alimentation (cultures vivrières), la quantité d’énergie produite est imprévisible en raison de la quantité extrêmement variable d’humidité présente dans les végétaux brûlés, la
quantité d’énergie obtenue est faible par rapport à la quantité de ressources utilisée, la combustion du bois rejette de l’oxyde d’azote et des microparticules. Enfin il est impératif que la
quantité de ressources utilisées ne soit pas supérieure à ce que la nature peut produire par elle-même, notamment dans le cadre des ressources boisées.
L’EOLIEN : en utilisant
le vent qui entraîne ses pâles, les éoliennes produisent de l’énergie sans utiliser de combustion ni rejeter de déchets.
Les arguments anti-éoliens sont les suivants : la faible énergie produite, la pollution sonore et le
bétonnage des sols (400 m3 de béton par éolienne sans compter les plateformes d’accès, soit 6000 m3 de béton pour un parc moyen de 15 éoliennes). Le coût très élevé des éoliennes serait pour le
moment compensé par l’engagement de l’état à acheter pendant 15 ans l’énergie produite trois à six fois plus cher que l’énergie conventionnelle. Mais que se passera-t-il lorsqu’au bout de 15 ans
les tarifs redeviendront normaux ? Il semblerait qu’au Danemark, l’installation de nouvelles éoliennes se soit subitement arrêtée à la fin des aides publiques. Cependant, ces arguments sont
défendus par des groupes que l’on soupçonne proches des lobbys pro-nucléaires.
LE PHOTOVOLTAIQUE :
l'énergie solaire est produite par la lumière du soleil. Elle n’est optimale qu’en cas d’ensoleillement et est en veille la nuit. Elle est utilisée par les particuliers qui équipent leur maison
de panneaux solaires mais des centrales solaires existent déjà aux Etats-Unis. A l’aide de miroirs, le rayonnement du soleil est capté de sorte
d’obtenir des températures entre 400° et 1000°C. La chaleur transforme l’eau en vapeur qui, sous pression, fait tourner un alternateur qui produit de l’électricité.
Très fiable, cette production de l’énergie a l’avantage d’être idéale pour l’environnement car elle n’utilise
ni combustion ne génère aucune pollution, est silencieuse et ne perturbe pas le milieu naturel environnant, si ce n’est l’installation en elle-même.
Toutefois il y a quelques inconvénients : le coût très élevé des centrales et le rendement assez faible.
L’HYDRAULIQUE : l’eau
fait tourner une turbine qui entraîne un générateur électrique. Cette énergie représente près de 20% de la production mondiale d’électricité. Pour
construire une centrale hydraulique, il faut édifier un barrage pour créer une chute d’eau importante, des canaux de dérivations et l’usine par elle-même.
Les avantages sont nombreux : cette production d’énergie n’est pas dangereuse pour le climat puisqu’elle
ne génère ni gaz ni déchets toxiques et les ressources mondiales pourraient être multipliées par cinq. D’autre part les barrages ont l’intérêt de réguler les crues et d’offrir un réservoir pour
l‘irrigation.
Mais les inconvénients existent. Outre le coût particulièrement élevé, la construction des barrages nécessite
un déplacement important de population (en Chine, le barrage des Trois-Gorges a déplacé environ 1,5 million de personnes), les secousses sismiques peuvent être à l’origine de grosses catastrophes
(3000 morts en Italie en 1963), l’environnement peut être dangereusement abîmé (déséquilibre de la vie marine ou, comme en Egypte après la construction du barrage d’Assouan, baisse du limons du
delta du Nil obligeant les agriculteurs à augmenter leur utilisation d’engrais chimique.)
LA GEOTHERMIE : c’est
l’utilisation de la chaleur présente dans le sous-sol. Ce système est très efficace contre l’effet de serre car les centrales géothermiques rejettent 10 fois moins de CO2 qu’une centrale au gaz
naturel et il est même possible d‘envisager de supprimer complètement cette émission de CO2.
La géothermie a l’avantage également d’être présente partout même si elle est à certains endroits plus
difficiles à extraire qu’à d’autres.
Il y a trois inconvénients : d’une part le coût des explorations pour trouver le lieu le plus propice au
pompage, d’autre part la nécessité pour le pompage d’utiliser une autre source d’énergie puisque celle produite par la géothermie n’est pas transportable, enfin l’odeur de soufre qu’elle dégage
lorsqu’elle est utilisée sous forme d’eau ou de chaleur.
Pour en savoir plus :
http://www.etapenergie.com/
http://www.planete-energies.com/contenu/energies-renouvelables.html
http://www.sig-ge.ch/particuliers/electricite/connaitre-l-electricite/les-nouvelles-energies-electriques/index.lbl