Présentation

J’ai décidé de créer ce blog pour tous ceux qui ne sont pas indifférents à la souffrance du monde
et qui pensent que c'est dans sa globalité qu'il faut l'aborder :
souffrance des humains, souffrance des animaux, souffrance de notre planète.

Si les articles et les liens consultés vous ont fait "réagir",
n'oubliez pas que vous pouvez vous-aussi "agir" :

- en adaptant le plus possible votre comportement quotidien
à vos convictions profondes
-  en soutenant financièrement les associations citées
(dans la mesure de vos moyens)
-  en participant aux manifestations organisées près de chez vous
-  en signant les pétitions proposées sur les différents sites
-  en vous impliquant bénévolement dans des associations
- en diffusant ces informations et celles qui vous tiennent à coeur

"Le pire de tous les états de l'âme est l'indifférence." Lamennais

"L'indifférence est une paralysie de l'âme." Tchekhov


5 avril 2009

Samedi 21 novembre 2009

 "Au nom de la tradition".

C'est ce que vous répondent ceux qui tentent de défendre les corridas, qui cherchent à minimiser les souffrances occasionnées dans la production du foie gras...

Mais ce qui est valable pour les animaux doit l'être aussi pour les humains.

Acceptons-nous les traditions cruelles quand elles concernent les humains ?

Voici un exemple :

Un journaliste assiste en 2007 à un mariage à Abéché, ville à l'est du Tchad, et découvre que le marié arrive en tenant à la main un long fouet en peau d’hippopotame, réputé pour ses lanières rugueuses qui blessent cruellement les chairs.

 

On lui explique : « ”La nuit de noces, on conduit la femme dans la maison du mari. Le plus souvent, elle refuse de s'y rendre. Si elle n'agit pas ainsi, les vieilles femmes se moqueront d'elle. Donc, on l'amène par la force. Si la femme refuse d'aller chez son mari, son père, ses frères, ses oncles, ses cousins, la fouettent. On la tape, on la ligote, on lui fait n'importe quoi. Son mari l'attend. Parfois, elle meurt en route des suites de ses blessures ou de déshydratation, attachée sur le dos d'un chameau.” Après la cérémonie de mariage, poursuit-il, on conduit l'épouse dans une pièce où se trouvent des amies. Elle doit rester voilée et n'a pas le droit de sortir pendant une semaine. C'est le moment du fouet. Tous les hommes, le plus souvent des proches du marié, sont alors autorisés à entrer dans la chambre et à lui donner deux, trois coups de fouet. Parfois violemment, parfois doucement. "Moi, je préfère frapper fort, pour ne pas paraître une mauviette",

 


La totalité de cet article bouleversant :

 

http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=4739

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Samedi 14 novembre 2009

Cet article devait paraître le 28 novembre pour les 101 ans de Claude Lévi-Strauss.

Le destin en a voulu autrement : le célèbre éthnologue nous a quitté il y a tout juste deux semaines, le 30 octobre dernier.

Il y a un an, pour fêter les 100 ans de Lévi-Strauss, la télévision diffusait plusieurs reportages comportant des interviews de l'auteur de Tristes Tropiques. Au cours de l’un d’eux, datant des années 60, Lévi-Strauss disait ceci :

 

« Le monde où nous vivons fait peser sur chacun de nous l’imminence de craintes et de problèmes dont nous nous étions habitués à penser qu’ils ne nous concernaient pas. Nous pouvons alors nous demander si le grand responsable, le grand coupable, n’est pas cette philosophie humaniste sur laquelle nous nous sommes entièrement et exclusivement fondés.

L’humanisme constitue l’homme en règne séparé et dès lors qu’on accepte de tracer une frontière, on se donne la latitude de la déplacer à volonté et de réserver le privilège de l’humanité à des portions d’humanité de plus en plus restreintes qui de leur côté – nous en avons hélas que trop d’exemples historiques récents présents à la mémoire
[Lévi-Strauss fait ici évidemment allusion à la Shoa] – rejetteront dans l’animalité des portions également toujours plus étendues de cette même humanité.

Et, me semble-t-il, il n’y a qu’un moyen d’échapper à ce cercle infernal, il n’y a qu’un moyen de se prémunir contre ces dangers, c’est de considérer que l’homme est d’abord un être vivant et souffrant avant d’être un être pensant et que c’est dans la seule mesure où chacun de nous parviendra à préserver dans son for intérieur, le souvenir, l’expérience vivante de cette identité avec tout ce qui vit et donc tout ce qui souffre, que l’homme pourra être assuré de ne jamais être traité en bête par ses semblables parce qu’il aura étendu la notion de semblable à tout ce qui vit et qui possède de ce fait un titre imprescriptible à la commisération.
 »

 

 

 

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Jeudi 5 novembre 2009

Parce que nous vivons tranquillement dans notre occident protégé, parce nous sommes sensibles aux soucis quotidiens de ceux qui, autour de nous, vivent des situations économiques difficiles ou souffrent dans leur corps, nous serions un peu tentés d’oublier, qu’au même moment, des guerres font rage à travers le monde.


La guerre, c’est évidemment un nombre épouvantable de tués et de blessés. Ce sont aussi des milliers de personnes déplacés qui survivent dans des conditions inimaginables, ce sont des femmes violées et qui, en plus d’être victimes de tels actes barbares, risquent d’être contaminées par le virus du sida, ce sont des enfants privés de soins, privés d’éducation, privés d’avenir ou, pire encore, enrôlés de force dans des armées officielles ou clandestines (voir mon article n°5. Le martyr des enfants-soldats ), ce sera aussi pendant des dizaines d’années après que la paix soit revenue, des milliers de civils tués ou grièvement blessés par les munitions laissées sur place et notamment les mines « antipersonnel ».


La guerre est toujours présente. Mais les pays du monde continuent à laisser durer des conflits sans réagir en raison d’implications économiques avec l’un des belligérants, à rechercher des armes de plus en plus destructrices, à s’équiper de bombes nucléaires d’une puissance telle, qu’à côté d’elles, celle d’Hiroshima n’est qu’un simple jouet.


La Marche Mondiale pour la Paix et la Non violence est là pour nous rappeler tout cela.


Elle est partie « de Wellington en Nouvelle Zélande, le 2 octobre 2009, date anniversaire de la naissance de Gandhi et déclarée “Journée Internationale de la Non-violence” par les Nations Unies. La Marche se terminera à Punta de Vacas en Argentine, dans la Cordillère des Andes, le 2 janvier 2010. Durant ces 90 jours, elle parcourra plus de 90 pays et 100 villes, à travers les cinq continents. Elle couvrira une distance de 160.000 km sur terre. Certaines étapes seront effectuées par mer et par air. Elle passera par tous les climats, toutes les saisons, de l’été torride des zones tropicales et désertiques, à l’hiver Sibérien. Les étapes les plus longues seront celles d’Amérique et d’Asie (environ un mois). Une équipe permanente de cent personnes de toutes nationalités réalisera le parcours complet. […]Durant tout ce temps, dans des centaines de villes, des marches, des festivals, des forums, des conférences et d’autres événements seront réalisés pour faire prendre conscience de l’urgence de la paix et de la non-violence. Et partout dans le monde, les campagnes d’adhésions à la Marche permettront que ce signal soit répercuté et démultiplié au-delà de ce qui était imaginable jusqu’à présent. »

 
A partir de demain, 6 novembre 2009, la marche est en France.

Si vous habitez la région parisienne, participez à au moins une des manifestations prévues :

1) vendredi 6 novembre à 20h30 : réception de la Marche Mondiale au Trianon, cinéma intercommunal de Noisy-le sec / Romainville (93) puis projection du documentaire “Rachel”, de Simone Bitton, et débat sur “la jeunesse engagée dans la cause de la Paix”, en présence de la réalisatrice.

2) samedi 7 novembre à 15h00 : départ à Notre-Dame de la diffusion des 5 propositions de la Marche Mondiale à travers Paris à bord du Bus de l’Open-Tour transformé en bus de la Paix et la Non-violence.

3) dimanche 8 novembre à 11h30 : départ de la Marche Festive au centre de la Place de la République.

4) dimanche 8 novembre à 14h30 : rencontre avec les Marcheurs et sur la péniche La Balle au Bond interventions de plusieurs personnalités

5) dimanche 8 novembre soirée : représentations artistiques le quai près de Notre-Dame et à côté de la pénicher La Balle au Bond

 

Source et documentation :  http://www.marchemondiale.fr/
 

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Samedi 24 octobre 2009

L’épidémie de sida qui, comme on le sait, fait des ravages depuis plusieurs décennies maintenant, a mis en lumière les conditions de vie dramatiques des femmes dans les pays où elles sont encore très durement privées de leur liberté.

 

En Afrique par exemple, où l’on recense près des deux tiers des personnes infectées par le VIH dans le monde, les femmes ont leur sexualité totalement dirigée par les hommes. Soit dans le cadre des conflits armés et des viols qui y sont une pratique courante, soit dans le cadre de leur vie privée où elles subissent les volontés du mari.

 

Alors, non seulement elles attrapent le virus du sida sans pouvoir se protéger et dans le cadre de relations non désirées la plupart du temps, mais en plus, elles contaminent passivement leurs enfants. Ainsi, sans le vouloir et en étant victimes les premières, ces femmes contribuent à la prolifération du virus. Il y aurait bien-sûr des possibilités de protéger au moins les enfants au moyen de l’AZT qui décontamine le fœtus mais certains pays, comme l’Afrique du Sud, refusent l’utilisation de ce traitement.

 

La tradition du lévirat ne fait qu’aggraver une situation déjà bien tragique. Le lévirat est encore une preuve consternante que la femme est encore parfois considérée comme un objet. Lorsqu’une femme devient veuve, celle-ci est  «léguée en héritage»  à un des frères du défunt. Si le mari de cette femme est décédé du sida, il y a de fortes chances qu’elle soit elle-même porteuse du virus et, en se remariant, elle va automatiquement transmettre le virus à son nouveau mari, décimant ainsi la famille.

En Asie, l'épidémie de sida prend un essor particulièrement inquiétant. 50 millions de femmes vont probablement être dans un avenir proche porteuses du virus. Les maris contaminés lors de relations sexuelles avec des prostituées infectent à leur tour leurs épouses. Là encore les autorités refusent de regarder la réalité en face et ne mettent que très peu de moyens pour lutter à la fois contre la maladie et contre des habitudes de vie d'une injustice aussi cruelle à l'égard des femmes..

En Afrique
comme en Asie, les violences conjugales dont sont victimes les femmes accroissent de manière significative les risques de contamination.

Il faudrait donc que les gouvernements fassent évoluer rapidement les mentalités pour donner aux femmes le droit élémentaire de la liberté de l’usage de leur corps ainsi que l'exprimait Madame Nkhensani Mavasa, vice-présidente d'une ONG sud-africaine : "j'exhorte les dirigeants [...] à protéger et promouvoir les droits fondamentaux de tous et surtout des groupes vulnérables, en particulier des femmes et des filles. Nous vous demandons de ne pas de nouveau faillir à votre devoir à notre égard."


Pour en savoir plus : 
 


http://www.afrik.com/article1588.html : les femmes victimes entre les victimes

 

http://www.gsk.fr/fondation_gsk/publications/lettre_fondation/fond_lettre_15.pdf : les actions de la fondation GSK

http://www.santelog.com/modules/connaissances/actualite-sante-sida,-flambee-en-asie-les-femmes,-premi%C3%A8res-victimes-du-vih_1676.htm : le sida en Asie 

 

 

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Samedi 17 octobre 2009

Comme on le sait déjà, les énergies qui ont été utilisées massivement au cours des dernières décennies sont pour 80% d’origine fossile, c’est-à-dire qu’il s’agit de la fermentation naturelle, au cours de plusieurs centaines de millions d’années, de végétations enfouies dans les profondeurs à la suite de mouvements sismiques et ayant donné naissance à la tourbe, au gaz, au charbon et au pétrole. Ces ressources surexploitées seront complètement épuisées d’ici deux siècles.

 

Quant au nucléaire, il pose un triple problème : d’une part, les centrales sont un grand danger car les pannes et fuites sont toujours possibles, d’autre part l’objectif civil de ces centrales nucléaires peut facilement devenir militaire et enfin le problème du traitement des déchets est loin d'être résolu.

 

La meilleure solution serait évidemment de diminuer considérablement nos besoins énergétiques mais est-ce possible ? En occident, nous pouvons éventuellement ne pas les augmenter mais dans les pays émergeants, les besoins ne peuvent que s’accroître (traitement de l’eau, transports, activités industrielles...). D’ici 2050, on estime que, dans le monde, les besoins d’énergie vont doubler.

 

Il est donc indispensable de trouver des énergies dites renouvelables c’est-à-dire des énergies ayant pour origine des matières premières qui se renouvellent naturellement.

 

Il existe cinq types d’énergie renouvelables.


 

LA BIOMASSE : il s’agit de brûler des ressources végétales boisées ou non, des déchets traités, de l’engrais animal afin de produire de l’énergie et cela sans danger pour l’effet de serre.

 

La biomasse a plusieurs inconvénients : elle est volumineuse et risque de réduire la part de cultures dédiées à l’alimentation (cultures vivrières), la quantité d’énergie produite est imprévisible en raison de la quantité extrêmement variable d’humidité présente dans les végétaux brûlés, la quantité d’énergie obtenue est faible par rapport à la quantité de ressources utilisée, la combustion du bois rejette de l’oxyde d’azote et des microparticules. Enfin il est impératif que la quantité de ressources utilisées ne soit pas supérieure à ce que la nature peut produire par elle-même, notamment dans le cadre des ressources boisées.

 

 

L’EOLIEN : en utilisant le vent qui entraîne ses pâles, les éoliennes produisent de l’énergie sans utiliser de combustion ni rejeter de déchets.

 

Les arguments anti-éoliens sont les suivants : la faible énergie produite, la pollution sonore et le bétonnage des sols (400 m3 de béton par éolienne sans compter les plateformes d’accès, soit 6000 m3 de béton pour un parc moyen de 15 éoliennes). Le coût très élevé des éoliennes serait pour le moment compensé par l’engagement de l’état à acheter pendant 15 ans l’énergie produite trois à six fois plus cher que l’énergie conventionnelle. Mais que se passera-t-il lorsqu’au bout de 15 ans les tarifs redeviendront normaux ? Il semblerait qu’au Danemark, l’installation de nouvelles éoliennes se soit subitement arrêtée à la fin des aides publiques. Cependant, ces arguments sont défendus par des groupes que l’on soupçonne proches des lobbys pro-nucléaires.

 

 

LE PHOTOVOLTAIQUE : l'énergie solaire est produite par la lumière du soleil. Elle n’est optimale qu’en cas d’ensoleillement et est en veille la nuit. Elle est utilisée par les particuliers qui équipent leur maison de panneaux solaires mais des centrales solaires existent déjà aux Etats-Unis. A l’aide  de miroirs, le rayonnement du soleil est capté de sorte d’obtenir des températures entre 400° et 1000°C. La chaleur transforme l’eau en vapeur qui, sous pression, fait tourner un alternateur qui produit de l’électricité.

 

Très fiable, cette production de l’énergie a l’avantage d’être idéale pour l’environnement car elle n’utilise ni combustion ne génère aucune pollution, est silencieuse et ne perturbe pas le milieu naturel environnant, si ce n’est l’installation en elle-même.

Toutefois il y a quelques inconvénients : le coût très élevé des centrales et le rendement assez faible.

 

 

L’HYDRAULIQUE : l’eau fait tourner une turbine qui entraîne un générateur électrique. Cette énergie représente près de 20% de la production  mondiale d’électricité. Pour construire une centrale hydraulique, il faut édifier un barrage pour créer une chute d’eau importante, des canaux de dérivations et l’usine par elle-même.

 

Les avantages sont nombreux : cette production d’énergie n’est pas dangereuse pour le climat puisqu’elle ne génère ni gaz ni déchets toxiques et les ressources mondiales pourraient être multipliées par cinq. D’autre part les barrages ont l’intérêt de réguler les crues et d’offrir un réservoir pour l‘irrigation.

 

Mais les inconvénients existent. Outre le coût particulièrement élevé, la construction des barrages nécessite un déplacement important de population (en Chine, le barrage des Trois-Gorges a déplacé environ 1,5 million de personnes), les secousses sismiques peuvent être à l’origine de grosses catastrophes (3000 morts en Italie en 1963), l’environnement peut être dangereusement abîmé (déséquilibre de la vie marine ou, comme en Egypte après la construction du barrage d’Assouan, baisse du limons du delta du Nil obligeant les agriculteurs à augmenter leur utilisation d’engrais chimique.)

 

 

LA GEOTHERMIE : c’est l’utilisation de la chaleur présente dans le sous-sol. Ce système est très efficace contre l’effet de serre car les centrales géothermiques rejettent 10 fois moins de CO2 qu’une centrale au gaz naturel et il est même possible d‘envisager de supprimer complètement cette émission de CO2.

 

La géothermie a l’avantage également d’être présente partout même si elle est à certains endroits plus difficiles à extraire qu’à d’autres.

 

Il y a trois inconvénients : d’une part le coût des explorations pour trouver le lieu le plus propice au pompage, d’autre part la nécessité pour le pompage d’utiliser une autre source d’énergie puisque celle produite par la géothermie n’est pas transportable, enfin l’odeur de soufre qu’elle dégage lorsqu’elle est utilisée sous forme d’eau ou de chaleur.



Pour en savoir plus :

 


http://www.etapenergie.com/

http://www.planete-energies.com/contenu/energies-renouvelables.html

 
http://www.sig-ge.ch/particuliers/electricite/connaitre-l-electricite/les-nouvelles-energies-electriques/index.lbl

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